Le Secrétaire d’Etat Bruno De Lille se lance dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes

Bruno De Lille (Groen!), secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité des Chances, a distribué vendredi, lors de la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence à l’égard des Femmes, des cartes postales et des pin’s dans la Rue Neuve à Bruxelles. L’action s’inscrit dans la campagne du ruban blanc. De Lille a en outre lancé une étude sur la problématique des mariages forcés.

« C’est une journée qui en fait ne devrait plus exister. Aucune femme ne devrait essayer de faire croire qu’elle s’est cognée contre une porte ou qu’elle est tombée dans les escaliers. La réalité est tout autre, les chiffres à ce sujet sont alarmants. Nous devons lutter jour après jour contre cette problématique car c’est tout simplement inacceptable », déclare Bruno De Lille.

Selon le ministre de la justice, le parquet a ouvert l’année dernière 50.094 dossiers portant sur la violence entre partenaires. Ce qui correspond à une augmentation de 11 pour cent en quatre ans. Environ 1 femme sur 80 a porté plainte en 2010 pour des faits liés à la violence entre partenaires. Pourtant, le nombre réel de cas de violence entre partenaire est estimé à la hausse car de nombreuses femmes n’osent pas porter plainte par peur de revanche, ou par honte…

Dans le monde, on estime que 70% des femmes ont un jour été frappées, forcées à une relation sexuelle ou abusées. La violence à l’égard des femmes est l’un des crimes les plus courants au monde. Cela arrive dans toutes les classes sociales, à tous les âges et dans toutes les cultures. Il peut s’agir de violence physique, verbale, émotionnelle et économique.

« En outre, nous nous engageons également activement dans la lutte contre la violence intrafamiliale, comme les mariages forcés, les mutilations génitales et les violences liées à l’honneur », déclare De Lille.

En collaboration avec la ministre fédérale en charge de l’Egalité des Chances, Joëlle Milquet, une étude quantitative et qualitative a été lancée en novembre 2011 au sujet des mariages forcés en Région de Bruxelles-Capitale. Les résultats sont attendus pour la fin de l’année.

Depuis 2006, il existe une plateforme de concertation régionale « violence entre partenaires et intrafamiliale » en collaboration avec des experts et des opérateurs de terrain de différents secteurs (police, justice, bien-être, santé, administrations locales,…). Lors de cette plateforme de concertation, des bonnes pratiques et des expertises seront échangées et une approche globale et multidisciplinaire sur le sujet sera visée.

Une meilleure sensibilisation et formation des professionnels sont également des moyens clés dans cette lutte.  Des « outils » ont été distribués ou vont être distribués aux professionnels et aux membres de la plateforme régionale, c’est le cas des actes du colloque sur la violence intrafamiliale ou d’une brochure sur le secret professionnel dans un cas de mutilation génitale. Enfin, la police bruxelloise pourra suivre des formations sur les mariages forcés.

 

Porte-parole:

Karen Casteels

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